|
Le King, dans la pièce, c’est Dad. Avant d’être paraplégique, il se
prenait pour Elvis. Maintenant Dad est “un haricot vert” qui moisit dans la
cuisine où il y a aussi Mam, anorexique et boulimique de sexe ; son amant
“cakeman”, pâtissier et tarte ; Jill, la fille, qui passe son mal-être aux
fourneaux. Au final, tout le monde cuisine tout le monde, se mélange et
mange…
Tragi-comédie familiale, “La cuisine d’Elvis” aborde sans tabou les
thèmes du sexe, de l’alcool et de la maladie. Huis-clos léger, la pièce écrite
par Lee Hall (scénariste notamment de Billy Elliot) possède un humour cru,
vivace et insolent. Loin de tomber dans la caricature, Marilyn Leray opte pour
une mise en scène sobre et épurée. Le jeu des comédiens, qui fait la part belle
à l’émotion, rend profondément attachants leurs personnages. (F.
Formée au Studio-Théâtre de Nantes, la comédienne Marilyn Leray enseigne
aussi l’art dramatique au Conservatoire. Elle a travaillé entre autres avec
Johan Dehollander, Hervé Guilloteau, Yvon Lapous. Marc Tsypkine est vidéaste,
issu de l’école des beaux-arts de Nantes. Il a notamment collaboré avec Pierrick
Sorin. |